17 de agosto de 2016

CfP: The workshop of nature. Production of material knowledge, material production of knowledge

Call for papers
International Study Day
The workshop of nature. Production of material knowledge, material production of knowledge
(LabEx Hastec, CAK, CHC)

Paris, 10th, november 2016

Deadline for abstract: 20th, September 2016

The International Study Day wishes to explore the link between working on sites and working in workshops, recreating similar experiences. In such a framework, it makes sense to bridge a various set of practices not restricted to science: a local site is the constantly evolving product of the practices, imaginations, and negotiations of the users (scholars, travelers, artists, inhabitants) of a given place. In any case, our idea is that a site is surely in the scholar’s job an en-plein-air experience that should be related to the atelier phase, by which nature can be recreated (painters), transformed (laboratories), classified (collectors) etc.

Workshops and sites of naturalist interest are hybrid fields of material and knowledge production, places where materials are often transformed by means of knowledge and where knowledge is transformed by the materials involved in its development. How do these transformations in materials (by knowledge) and in knowledge (by materials) circulate? How they can be recognized and represented?
To better understand that, it is worth a broad investigation of the cultural and experiential transformations of relationships with nature and its mastery/control, at the articulation among the Modern times, the Enlightenment moment and the Romanticism period.

Our focus on “sites” of knowledge makes it easier to show the representation of the production of material knowledge as well as the representation of the material production of knowledge in images and literature. We plan to do it by examining the nature of knowledge from the peculiar point of view of the knowledge of nature.
Moreover, this continuous flow/activity of cross-references is the tool by which borderline scientific disciplines (see for example chemistry, mineralogy and geology of the second half of the 18th century) can be cultivated in a site that is not simply the theatre of these transformations but an active element of transformation, too.

The discipline of chemistry is often associated with the myth of the phoenix; chemistry, from a certain point of view, was born by fire, as for many years fire was the only instrument chemists could use to manipulate nature. That use of fire was often associated with volcanic phenomena, and if we follow this way of thinking we should find the same process in early workshops and, above all in cases of industrial accidents. In fact, they are frequently described as explosive disasters, in reality, not very far from a picture of a volcanic eruption.

Our aim is that these rich topics will be well expanded by a meeting between cultural historians, historians of sciences, techniques and environment, historian of arts and literature.
It will be held at the EHESS on the 10th November 2016, with the support of the LabEx HASTEC, the Centre Alexandre Koyré and the Club d'histoire de la chimie (Société chimique de France).

Colleagues wishing to submit papers should send an abstract (no more than 250 words in English or French) and a brief academic CV with institutional affiliation to
Corinna Guerra  corinna.guerra@ehess.fr  et Marie Thébaud-Sorger  marie.thebaud-sorger@cnrs.fr


Appel à communication
Journée d'études internationale
L’atelier de la nature. Production des savoirs matériels, production matérielle des savoirs
(LabEx Hastec, CAK, CHC)

Paris, 10 novembre 2016

Date limite d’envoi des propositions : 20 septembre 2016

Cette journée d’étude vise à penser les relations entre l’expérience in situ en plein air, telle qu’elle a été construite par une variété d’acteurs (savants, voyageurs, peintres, habitants) en la mettant en relation avec le travail dans « l’atelier » pris au sens large de lieu de travail, dans lequel la nature peut être transformée (laboratoires), recréée (peintres), classifiée (savoirs des antiquaires et collectionneurs).

Les sites naturels, « atelier de la nature », constituent des lieux de savoirs où les matériaux sont transformés par le biais de connaissances et de savoir-faire et où réciproquement ces savoirs sont également transformés — à l’image des champs disciplinaires nouveaux comme la chimie, la minéralogie et la géologie de la seconde moitié du XVIIIe siècle — cultivés dans un espace qui est non seulement le théâtre, mais aussi un élément actif de leur métamorphose.

Ainsi nous aimerions envisager la manière dont ces interactions entre les sites naturels et la production des savoirs de la matière qu’ils suscitent participe plus généralement d'un changement culturel de la perception de la nature qui s'opère au long de la période moderne, et plus particulièrement au tournant des Lumières.

La chimie, par exemple, fut traditionnellement associée au mythe du phénix ; d'un certain point de vue, elle est née par le feu qui constitua pendant des décennies le principal instrument que les chimistes pouvaient utiliser pour manipuler la nature. Cette utilisation du feu, souvent associée à des phénomènes volcaniques, est aussi au cœur du travail dans les fabriques et ateliers, forges et fourneaux, et mise en scène dans les représentations de catastrophes explosives. Des images de la première industrie aux éruptions volcaniques, se construit de manière concomitante un nouveau rapport aux éléments et à leur désir de maîtrise/contrôle.

Nous souhaitons donc explorer ce lien entre le travail sur les sites naturel et celui des ateliers/fabriques/laboratoire, recréant des expériences similaires. Un site naturel, lieu de savoirs, est le produit d’une constante évolution des pratiques, imaginations, et négociations des utilisateurs du lieu donné. En portant attention à ces « lieux de savoir », il s’agit de saisir les circulations qui s’opèrent entre la production matérielle des savoirs et la production des connaissances sur la matière, et la manière dont elles irriguent diversement les dimensions de l’imaginaire pictural et littéraire.


Cette rencontre vise à faire dialoguer historiens des sciences, des techniques et de l’environnement, historiens des arts et de la littérature. Elle se tiendra à l'EHESS, avec le soutien du LabEx HASTEC, du Centre Alexandre Koyré et du Club d'histoire de la chimie (Société chimique de France).

Résumé de 250 mots (en anglais ou français) et courte biographie à faire parvenir avant le 20 septembre 2016 à
Corinna Guerra  corinna.guerra@ehess.fr  et Marie Thébaud-Sorger  Marie.THEBAUD-SORGER@cnrs.fr