6 de abril de 2018

Biologiser les faits sociaux --Colloque Novembre 2018 Lyon

 Colloque international en français

Le colloque se tiendra à Lyon (ENS Lyon, site Buisson) les 22 et 23 novembre 2018.
Il est organisé par le Laboratoire junior « Corps ordonnés, la production des normes en Turquie et en France ».


La notion de biologisation du social renvoie à une forme croissante de justifications individuelles ou collectives des pratiques sociales : il s’agit de faire référence à une biologie réelle ou fantasmée pour légitimer les manières de dire, de penser et d’agir. Cette biologisation traduit une forme d’importation du vocabulaire et des résultats des sciences biologiques dans les discours et les pratiques, scientifiques comme ordinaires (Lemerle et Reynaud-Paligot, 2017). « Coup de foudre » amoureux analysé comme une réaction à une compatibilité phéromonale, alimentation « paléo » pour nourrir un corps dont l’équilibre génétique aurait été défini et arrêté voici plusieurs milliers d’années, ressemblances entre membres d’une même famille vues comme un effet du sang partagé (Fortier, 2015) : ce sont ces phénomènes d’emprunt à un discours biologique, parfois en tension avec les analyses des sciences sociales, dans le but de justifier ou soutenir des pratiques sociales quotidiennes, qui feront l’objet des communications attendues. S’il n’est pas exclu d’examiner les tensions épistémologiques, voire les conflits, entre les sciences dites « de la nature » et les sciences « humaines », il nous semble que l’intérêt d’un tel questionnement réside avant tout dans l’interrogation des potentialités heuristiques des sciences sociales concernant des phénomènes trop rapidement qualifiés de « biologiques ».
Cette biologisation se distingue de la psychologisation (Castel, Enriquez et Stevens, 2008) des rapports sociaux d’une part, et de la médicalisation (Berlivet, 2011) d’autre part. Si la psychologisation, quand elle essaie de réduire l’explication des pratiques et des discours au fonctionnement psychique conçu comme activité physiologique, relève de ce que nous avons appelé « biologisation », elle ne s’y résume pas, car tout un pan de l’analyse psychologique s’appuie sur des raisonnements indépendants d’un substrat biologique. De la même façon, si la médicalisation, quand elle ramène l’être humain à son fonctionnement bio-mécanique, constitue une forme de biologisation, elle dépasse pourtant ce seul cadre dès lors qu’elle conçoit la prise en charge d’un.e patient.e comme un rapport à une individualité.
C’est donc bien à des régimes de justification fondés sur des raisonnements biologiques (ou biologisants) que devront s’intéresser les propositions, dans un contexte social où il semble que les discours et pratiques sociales qui se revendiquent ou s’appuient sur des arguments issus de la biologie - parfois simplifiés, mésinterprétés ou caricaturés - tendent à se multiplier. L’objectif de ce colloque est ainsi d’examiner non seulement les acteurs et les processus de cette importation d’un regard biologique (ou, pour le dire autrement, la façon dont le monde social produit une biologisation des discours et des pratiques), mais aussi les modes d’appropriations de ces « savoirs biologiques », c’est-à-dire à la façon dont cette biologisation travaille le monde social. Il s’agit de réfléchir à la façon dont sont produites, mais aussi reçues et diffusées, des analyses qui rapportent, voire réduisent, les pratiques sociales à des causalités biologiques.
A la différence de la seule naturalisation, la biologisation s’appuie sur l’autorité d’une science biologique. Elle ne constitue pas nécessairement un retour à un état antérieur et premier : dès lors, bien qu’elle puisse tendre à justifier ou à reconfigurer certains rapports de force qui lui préexistent, elle ne prétend pas toujours légitimer l’ordre établi et instaure parfois de nouvelles pratiques. Il est donc important de souligner que cette biologisation, comme discours produisant des représentations, s’inscrit dans des relations de pouvoir qui structurent la diffusion de ces discours, leur contexte de production et de réception, leurs réinterprétations et leur effets. Mais la biologisation peut également être une manière d'influencer la construction des catégories du pouvoir héritées d'autres pratiques (médecine, psychiatrie et psychanalyse notamment), soit en renforçant par son autorité scientifiques les discours de naturalisation, de déshistoricisation et d'essentialisation de la race, de la sexualité, du genre, du handicap, etc., soit au contraire en critiquant ces discours grâce à son épistémologie propre, comme le fit Anne Fausto-Sterling avec "The Five Sexes: Why Male and Female Are Not Enough" (Fausto-Sterling, 1993, 2000).
Cette réflexion traverse tout usage qui est fait des catégories de ou inspirées par la biologie : en quoi ces catégorisations scientifiques peuvent-elles contribuer à la solidification du biopouvoir mis en évidence par Michel Foucault – pouvoir sur la vie et sur les corps qui s'appuie sur différentes technologies dont les discours scientifiques (Foucault, 1976) ? Peuvent-elles au contraire être mis au service d'une résistance à ce pouvoir sur les corps ainsi que le proposent par exemple les tentatives de bio-hacking et la mise en évidence des "technologies de la chair" par Paul Preciado (Preciado, 2000, 2008).
Les propositions attendues, issues de travaux de sciences humaines et sociales (en particulier sociologie, philosophie, histoire et sciences politiques) pourront s’appuyer sur des analyses théoriques et/ou empiriques. Une attention particulière sera portée aux travaux des jeunes chercheur.se.s. Les contributions pourront s’inscrire dans un des axes thématiques suivants, bien entendu non-exhaustifs :

Axe 1 - Produire des catégories, légitimer des pratiques
Si on peut parler de « biologisation du social » c’est qu’il y a un intérêt heuristique à rassembler des pratiques qui auraient pour point commun une référence à la biologie. Au-delà de la diversité des usages, les communications sur ce thème pourront donc s’appliquer à donner un sens à « biologiser ». Il s’agira soit d’interroger la pertinence du vocable, soit de se demander comment un phénomène correspondant a pu émerger, nécessitant une catégorie d’analyse spécifique. On peut envisager (au moins) trois façons de le faire :
- Il est possible, par un travail conceptuel, se demander ce que « biologiser » recouvre comme réalité. On pourra ainsi produire une communication qui s’attachera à distinguer la biologisation de formes proches comme la naturalisation, la médicalisation… etc. Il s’agiraalors de mettre en évidence la pertinence de cette catégorie d’analyse pour comprendre la réalité sociale.
- On peut également s’interroger sur la constitution d’un domaine, « la biologie », qui fonctionne comme une autorité mobilisable en tant que ressource dans les pratiques sociales. Donc sur les déplacements qui traduisent (ou inventent !) une science à usage pratique(Wijngaard, 1997).
- Ou bien encore, s’intéresser à ce qui rend possible la biologie comme ressource discursive. Si l’on peut désormais s’appuyer sur “le biologique” pour revendiquer des pratiques et les justifier, c’est qu’il a acquis une autorité qu’il ne possédait pas. On pourra alors se demander quels changements dans l’économie des légitimités ont permis aux explications “biologisantes” de faire florès (Oudshoorn, 1994).

Axe 2 - Procréation et parenté
La diversification contemporaine des modèles familiaux (augmentation des familles recomposées, homoparentales, filiations adoptives) tend à valoriser la parenté dite d’intention (Fine et Martial, 2010) relativement à la parenté dite « biologique ». Cependant, et peut-être paradoxalement, ces nouvelles configurations familiales se développent dans un contexte où les progrès fulgurants de la médecine génétique (Déchaux, 2017) et de l’assistance à la procréation viennent réinterroger, voire réaffirmer, la place et le sens de la filiation biologique dans la définition des liens de parenté (Touraille, 2011).
Dans le même temps, le développement des techniques médicales de contraception, en favorisant la mise sous contrôle biomédical du corps reproductif, contribue à fonder la procréation sur un projet parental (Boltanski, 2004) échappant en partie à la « loi de l’espèce » (Fraisse, 2013). Cependant, ce resserrement des pratiques contraceptives autour du tout - médical contribue à occulter les dimensions sociales et construites des pratiques sexuelles, alors que la remise en cause de la contraception médicalisée (en particulier par l’augmentation des refus de contraceptifs hormonaux), en s’appuyant sur l’idée d’un corps “naturel”, participe elle aussi, paradoxalement, d’une forme de biologisation.
Les propositions attendues pourront ainsi s’intéresser à la biologisation de la procréation (Fassin, 2002) et de la parentalité, en se penchant sur ses origines, ses conséquences, les discours qu’elle mobilise et les acteurs qu’elle implique.

Axe 3 - Education
Au sein de l’institution scolaire, des catégories biomédicales comme « les troubles spécifiques des apprentissages » (TSA), « le trouble de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité » (TDAH), « la surdouance » ou « le haut potentiel » (HP) sont de plus en plus fréquemment mobilisées pour expliquer, mais aussi remédier à des situations de difficulté ou d’échec scolaire (Morel, 2014) : ainsi des inégalités scolaires, issues d’inégalités sociales, deviennent des pathologies (Garcia, 2013) dont la prise en charge s’effectue en dehors de l’institution scolaire par un processus qui relève de ce que nous avons nommé biologisation. Les propositions attendues pourront ainsi s’intéresser aux évolutions historiques de ces catégories, aux acteurs de cette biologisation du social qui mènent au diagnostic (enseignants, parents d’élèves, experts du domaine médical comme les psychiatres, psychologues, orthophonistes, auxiliaires etc.), ainsi qu’aux politiques éducatives qui la sous-tendent.

Axe 4 - Déviance et criminalité
De nombreuses explications biologiques ont été et sont toujours avancées pour faire du crime une pathologie de naissance, que ce soit la « bosse du crime » de la phrénologie dans la deuxième moitié du XX° siècle (Corbin et al., 2005), le « chromosome du crime » dans l'affaire Richard Speck de 1966 (Aulombard, 2018) ou les propos de Nicolas Sarkozy dans Philosophie Magazine en mars 2007. Les sciences sociales ont rompu avec cette approche biologique et pathologisante du crime, en le considérant comme un phénomène "normal" et nécessaire au maintien de l'ordre social comme l'a fait Durkheim en 1894, ou en mettant l'accent sur les processus d'étiquetage et les carrières déviantes dans la lignée de l'école de Chicago. En ce qui concerne cet axe de questionnement, les propositions attendues pourront notamment se rapporter à l’évolution historique des catégories de « crimes » et leur place dans la jurisprudence, à la socio-genèse des concepts juridiques et au traitement de ces catégories par multiples formes que revêtent des entrepreneurs moraux.

Axe 5 - Santé mentale et physique
Les avancées importantes des technologies biomédicales - en particulier pharmaceutiques (Dupuy et Karsenty, 1977) - permettent aujourd’hui un large spectre d’intervention sur les corps, en réponse à des symptômes et/ou des comportements qualifiés de « pathologiques. Si on peut s’intéresser à la façon dont l’essor des savoirs biologiques, dans un contexte néolibéral, a contribué à créer de nouvelles pathologies, ou au moins à en déplacer les frontières et les définitions (Collin et Suissa, 2007), les communications pourront également se pencher sur la façon dont la maladie (physique et/ou mentale) et sa prise en charge peuvent être ramenées à des causalités avant tout organiques, aux dépends de facteurs davantage sociaux, économiques, culturels.
Il peut être question ici de s’interroger sur le primat qui est parfois donné au « biologique » dans l’établissement de certains diagnostics (Bajos et Bozon, 1999), en s’appuyant par exemple sur les pratiques des laboratoires ou des professionnels de santé. Mais on peut aussi s’intéresser à la façon dont les individus (souvent « les patients” ») se (ré)approprient des discours et des pratiques de soin en faisant reposer leur efficacité - réelle ou supposée - sur des « vérités biologiques ». Les propositions attendues pourront enfin s’intéresser aux évolutions historiques des rapports médicaux et profanes à la santé physique et mentale, en analysant les recompositions de ce phénomène que nous avons appelé biologisation.

Axe 6 - Sport, alimentation et bien-être
Des pratiques sociales ordinaires comme le sport, l’alimentation ou la recherche du « bien-être », qui visent à maintenir le corps « en forme » ou à l’optimiser, ont tendance aujourd’hui à se multiplier, en même temps qu’elles suscitent l’intérêt croissant des sciences humaines et sociales (Forse et Langlois, 2014). Or ces pratiques reposent, au moins partiellement, sur des rhétoriques biologisantes, qu’il s’agisse par exemple d’expliquer des différences de performance sportive (Schotté, 2016) ou de valoriser des modes particuliers d’alimentation (Lepiller, 2012). Les communications attendues pourront donc s’intéresser à la façon dont des pratiques d’entretien ou d’amélioration de soi sur le plan corporel expliquent ces pratiques en les réduisant ou en les ramenant à des nécessités biologiques.

Modalités de participation
Le colloque aura lieu le jeudi 22 et le vendredi 23 novembre 2018 à l’ENS de Lyon (site Buisson). Les propositions attendues seront envoyées avant le 30 avril 2018 à l’adresse labo.corpsordonnes@gmail.com. Les propositions seront évaluées par le comité scientifique dans le courant du mois du mai. Les auteurs seront notifiés de l’acceptation de leur proposition le 30 juin 2018. Les résumés des communications seront attendus pour le 15 septembre 2018.
Les propositions de communication ne dépasseront pas 3000 signes, espaces inclus. Les auteur.e.s veilleront à préciser en amont du texte le titre de leur communication, leur nom, leurs coordonnées (mail et éventuellement téléphone) ainsi que leur rattachement institutionnel.


Comité d’organisation
Le labo junior « Corps ordonnés » Corps Ordonnés est un laboratoire junior de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon (ENSL), créé en collaboration avec la Galatasaray Üniversitesi d’Istanbul (GSÜ). Nous sommes un groupe d’étudiant.e.s de ces deux universités réuni.e.s par notre intérêt pour les institutions qui façonnent et disciplinent les corps (la police, la justice, la prison, l’hôpital, la famille, …) dans leur fonctionnement interne mais également dans leur capacité coercitive et normative. Il se compose de :
Gözde AYTEMUR NÜFUSÇU, doctorante en sociologie (ENS de Cachan et GSÜ) Elif CAN, doctorante en sociologie (ENS de Lyon, Centre Max Weber (UMR 5283)
Metin CEVIZCI, doctorant en sociologie (ENS de Lyon, Triangle) et assistant d’enseignement à Acıbadem Üniversitesi
Joffrey COLLIGNON, doctorant en sociologie (ENS de Lyon, Centre Max Weber)
Thomas CRESPO, doctorant en philosophie (ENS de Lyon, Triangle)
Emilie DAUVERGNE, masterante en géographie à l’ENS de Lyon
Cemre GÜNEŞ SENGUL, doctorante en anthropologie (ENS de Lyon, IHRIM)
Laurine THIZY, doctorante en sociologie (Paris 8, CSU-CRESPPA)
Justine VINCENT, doctorante en sociologie (ENS de Lyon, Centre Max Weber)
Ayşe YILMAZ, doctorante en sociologie (ENS de Lyon, GSÜ)
Gülistan ZEREN, masterante en sociologie à l’ENS de Lyon
Quentin ZIMMERMANN, masterant.e à l’EHESS

Comité scientifique
Anne CAROL (Professeure des universités en histoire, Université d’Aix-Marseille, Telemme CNRS-AMU - UMR 7303)
Jean-Hugues DÉCHAUX (Professeur des universités en sociologie, Université Lumière Lyon 2, Centre Max Weber - UMR 5283)
Christine DÉTREZ (Professeure des universités en sociologie, ENS Lyon, Centre Max Weber - UMR 5283)
Verda İRTİŞ (Université Galatasaray, Maîtresse de conférence en sociologie, Centre de recherches sociologiques)
Sébastien LEMERLE (MCF en sociologie et information-communication, Université Paris Nanterre, CRESPPA - UMR 7217)
Samuel LÉZÉ (MCF en anthropologie, ENS Lyon, IHRIM - UMR 5314)
Dominique MEMMI (Directrice de recherche CNRS en sociologie, CRESPPA - UMR 7217)
İpek MERÇİL (Université Galatasaray, Maîtresse de conférence en sociologie, Centre de recherches sociologiques)
Carole REYNAUD-PALIGOT (Docteure habilitée à diriger des recherches en histoire, Université Paris 1, CRHXIX - EA 3550)
Laurence TAIN (Chercheuse en sciences sociales, Centre Max Weber)
Ayşecan TERZİOĞLU (Sabanci University, chercheuse en sociologie)
Joëlle VAILLY (Directrice de recherche au CNRS, IRIS, UMR 8156 – U997) – sous réserve de confirmation Marianne WOOLLVEN (MCF en sociologie, Université Clermont-Auvergne, ACTé (EA 4281) et membre associé au Centre Max Weber - UMR 5283)
Bibliographie indicative
AULOMBARD N., 2018, « La construction des corps par les discours médicaux », Mondes Sociaux.
BAJOS N., BOZON M., 1999, « La sexualité à l’épreuve de la médicalisation : le Viagra », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 128, 1, p. 34‑37.
BERLIVET L., 2011, « Médicalisation », Genèses, 82, p. 2‑6.
BOLTANSKI L., 2004, La condition foetale: une sociologie de l’engendrement et de l’avortement, Paris, Gallimard (NRF essais), 420 p.
CASTEL R., ENRIQUEZ E., STEVENS H., 2008, « D’où vient la psychologisation des rapports sociaux ? », Sociologies pratiques, 17, p. 15‑27.
COLLIN J., SUISSA A., 2007, « Les multiples facettes de la médicalisation du social », Nouvelles pratiques sociales, 19, 2, p. 25‑33.
CORBIN, A., CORBIN, A., VIGARELLO, G., STIKER, H.-J., FAURE, O., HOLT, R., LEMEN, S. (dirs.), 2005, Histoire du corps. De la Revolution à la Grande Guerre. Tome 2, Paris, Seuil (Histoire du corps), 442 p.
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